À retenir
Pourquoi il n'existe pas de liste officielle complète des maladies RQTH
Beaucoup de personnes cherchent une maladies RQTH liste simple, comme s'il existait un tableau officiel avec une colonne "oui" et une colonne "non". En pratique, ce n'est pas le fonctionnement de la RQTH. La reconnaissance ne dépend pas uniquement du nom de la maladie, mais du fait que votre état de santé réduise durablement vos possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi.
Cela explique pourquoi deux personnes ayant le même diagnostic ne recevront pas forcément la même réponse. Une pathologie peut être relativement stabilisée chez l'une et très handicapante dans le travail chez l'autre. La MDPH regarde notamment la fatigue, la douleur, la concentration, les déplacements, la station debout, les horaires, les interactions, la tolérance au stress ou encore la nécessité d'aménagements.
C'est aussi pour cela qu'un handicap invisible peut parfaitement être reconnu. Si vous hésitez encore sur votre profil, vous pouvez compléter cette lecture avec notre article RQTH : qui est concerné et quels sont vos droits ? et notre guide RQTH 2026.
Les grandes familles de pathologies reconnues RQTH
Maladies chroniques et métaboliques
Le diabète, certaines maladies inflammatoires, des maladies auto-immunes, l'épilepsie, l'insuffisance rénale, l'asthme sévère ou d'autres pathologies chroniques peuvent justifier une RQTH quand elles imposent des soins, une vigilance particulière, des absences répétées, une fatigabilité importante ou des horaires adaptés.
Troubles psychiques, cognitifs et neurodéveloppementaux
Une dépression durable, des troubles anxieux sévères, un trouble bipolaire, certains troubles du spectre autistique, un TDAH, des troubles cognitifs ou des séquelles neurologiques peuvent être des pathologies reconnues RQTH lorsque le retentissement professionnel est documenté. Ici encore, le diagnostic compte, mais c'est surtout l'effet sur le travail qui fait la différence.
Douleurs chroniques, dos, articulations et troubles musculo-squelettiques
C'est l'un des sujets les plus fréquents. Hernie discale, lombalgie chronique, cervicalgies, fibromyalgie, tendinites, arthrose, séquelles d'accident ou troubles musculo-squelettiques peuvent ouvrir droit à la RQTH si la douleur, la posture, la manutention ou le rythme deviennent difficiles à tenir au poste.
Cancers, maladies évolutives et suites de traitements
Un cancer pendant ou après traitement, une sclérose en plaques, une maladie de Parkinson, une insuffisance cardiaque, des suites opératoires lourdes ou d'autres maladies évolutives peuvent créer des contraintes durables dans l'emploi. La période de reprise ou de maintien en poste est souvent un moment où la RQTH devient particulièrement utile.
Déficiences motrices, sensorielles ou organiques
Les déficiences visuelles, auditives, motrices, respiratoires ou organiques entrent naturellement dans le champ de la RQTH si elles réduisent les possibilités de travail ou nécessitent des aménagements. Il ne s'agit pas seulement de handicaps très lourds : une déficience partielle mais durable peut suffire si elle complique réellement l'activité professionnelle.
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Diabète, dépression, dos : les cas les plus recherchés
RQTH et diabète
Le diabète peut ouvrir droit à la RQTH quand il impose une surveillance rapprochée, expose à des hypoglycémies, rend les horaires de nuit compliqués, entraîne une fatigue forte ou nécessite des pauses, un matériel ou une organisation adaptée. Le dossier sera plus solide si vous expliquez concrètement ce qui devient difficile au poste.
RQTH et dépression
La dépression, les troubles anxieux ou d'autres troubles psychiques sont souvent sous-estimés parce qu'ils ne se voient pas toujours. Pourtant, si la concentration, la mémoire, le rythme, la gestion du stress, l'absentéisme ou les interactions se dégradent durablement, une demande de RQTH peut être pertinente et légitime.
RQTH et mal de dos
Pour le dos, la MDPH ne regarde pas seulement le diagnostic mais le retentissement : port de charges impossible, station assise ou debout douloureuse, trajets pénibles, besoin d'un siège adapté, restrictions de gestes, ralentissement durable. C'est souvent un dossier qui se joue sur la précision des exemples.
Les critères qui comptent vraiment pour la MDPH
Si vous voulez savoir si votre situation a des chances d'être reconnue, posez-vous quatre questions simples. Les difficultés sont-elles durables ? Ont-elles un effet sur l'emploi actuel ou la recherche d'emploi ? Les aménagements informels ne suffisent-ils plus ? Vos documents médicaux expliquent-ils le lien entre la santé et le travail ?
Un dossier crédible n'est pas un dossier qui dramatise. C'est un dossier qui relie clairement la pathologie à des conséquences concrètes : fatigue à certaines heures, douleurs en position assise, difficultés de concentration, besoin d'une pause, contre-indication à certains rythmes, impossibilité de conduire longtemps, bruit mal toléré, sensibilité au stress ou nécessité de matériel adapté.
Si vous avez déjà commencé votre dossier, lisez aussi notre article sur les erreurs fréquentes dans un dossier RQTH. Vous éviterez les formulations trop vagues qui font perdre du temps et fragilisent l'analyse de la MDPH.
Comment préparer un dossier plus convaincant
Nommez la pathologie, puis décrivez surtout ses effets
Le diagnostic est utile, mais la MDPH a surtout besoin de comprendre en quoi il réduit vos possibilités de travail.
Donnez des exemples de situations professionnelles
Réunion longue, manutention, horaires décalés, déplacements, accueil du public, travail sur écran, travail en open space : plus vos exemples sont concrets, plus le dossier devient lisible.
Préparez le certificat médical sérieusement
Le rendez-vous médical n'est pas une formalité. Venez avec vos comptes rendus, vos bilans et une liste claire des difficultés au travail.
Reliez vos besoins à des adaptations possibles
Horaires aménagés, matériel ergonomique, réduction de certains gestes, environnement plus calme, accompagnement : la RQTH devient plus compréhensible quand on voit son utilité concrète.
Si vous avez besoin d'un cadre pour tout remettre dans l'ordre, la page demande RQTH d'Hercule vous aide à formuler votre situation, vérifier vos pièces et avancer étape par étape sans repartir de zéro à chaque fois.
FAQ
Existe-t-il une liste officielle complète des maladies RQTH ?
Non. Il n'existe pas de liste officielle exhaustive de maladies donnant automatiquement droit à la RQTH. La MDPH regarde surtout l'impact durable de votre état de santé sur votre capacité à obtenir ou conserver un emploi.
Le diabète peut-il ouvrir droit à la RQTH ?
Oui, le diabète peut justifier une RQTH s'il entraîne des contraintes importantes au travail, par exemple des hypoglycémies, une fatigue marquée, des soins fréquents, des horaires difficiles ou un besoin d'adaptation du poste.
La dépression ou les troubles anxieux sont-ils reconnus pour la RQTH ?
Oui, des troubles psychiques comme la dépression, le trouble bipolaire ou l'anxiété chronique peuvent être pris en compte si leurs effets durables compliquent le maintien dans l'emploi, le rythme, la concentration ou les interactions professionnelles.
Le mal de dos suffit-il pour obtenir la RQTH ?
Un mal de dos isolé et ponctuel ne suffit pas forcément, mais une lombalgie chronique, une hernie discale, des douleurs persistantes ou des troubles musculo-squelettiques avec retentissement professionnel peuvent justifier une demande.
Faut-il avoir un handicap visible pour être éligible ?
Non. La RQTH concerne aussi des handicaps invisibles et des maladies chroniques. Ce qui compte, c'est la limitation durable dans la vie professionnelle, pas la visibilité du trouble.
Sources officielles
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